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Techfoliance FRANCE | 21 octobre 2018

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La régulation à marche forcée pour les ICOs

La régulation à marche forcée pour les ICOs

Les ICOs trouvent peu à peu de nombreux échos favorables de toutes parts. Face à ce nouveau mode de financement qui a su prouver sa pertinence, la marche (forcée) des régulateurs a débuté, la France ayant décidé de prendre le train avant qu’il ne s’élance pour de bon !

Dans quelques mois, probablement après l’été, le régulateur français, l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) distribuera des bons points. En l’occurrence, il s’agira de « visas », exactement comme elle le fait déjà pour les entreprises qui souhaitent s’introduire en bourse. A la différence que cette fois-ci, le sésame sera accordé à celles qui lancent une ICO (Initial Coin Offering).

La France, une terre d’accueil favorable aux ICOs

Ce simple fait illustre bien que le vent est en train de tourner d’un point de vue de la régulation, en France tout du moins. L’Hexagone se veut désormais une terre d’accueil favorable aux ICOs, et il semble bel et bien que le principe même de ces levées de fonds particulières ait trouvé un écho plus que favorable. Pour l’AMF, il s’agit surtout de donner un avis sur les projets, de conserver une certaine proximité avec ce milieu mais aussi de tenter de « protéger » les investisseurs en apportant son crédit à un projet.

En France justement, Emmanuel Macron y semblait déjà favorable lorsqu’il était ministre de l’Economie. Son successeur Bruno Le Maire lui emboîte le pas :

« Nous ne raterons pas la révolution de la blockchain ! Cryptoactifs, bitcoin, ICO, fintech… La France veut être force de proposition pour construire le monde de demain ! », écrivait-il récemment sur Twitter.

Le début d’un nouveau monde

S’il est appréciable de voir la France prendre des mesures en faveur de la blockchain, des ICOs et des cryptomonnaies en règle générale, nous ne sommes qu’au début de l’aventure.

De nombreuses interrogations demeurent encore que ce soit pour les fonds d’investissements traditionnels mais aussi les Family Office et autres investisseurs traditionnels. Il en va de même pour les cabinets d’experts comptables, mais aussi les banques qui rechignent encore à proposer des comptes bancaires pour accueillir les fonds en provenance des ICOs.

Le chemin est encore long et pour le moment, une grosse partie de la manne que génèrent les ICOs échappe encore à la France. Pour preuve, la vaste majorité des projets vont trouver leur bonheur ailleurs. Nous avons même vu certaines entreprises s’expatrier pour ces raisons fiscales, preuve que la France n’est pas encore aussi « friendly » qu’elle le proclame. Malte, Gibraltar ou encore la Suisse l’ont bien compris et se veulent eux aussi cette terre d’accueil (financier).

C’est le début d’un nouveau monde auquel nous assistons. Tout reste encore à faire, tant dans les ICOs que dans la blockchain en règle générale. 6,3 milliards de dollars ont été levés via les ICOs au seul premier trimestre 2018, soit déjà plus que sur l’année 2017 entière. La France pour le moment ne compte même pas pour 2,5% de ce montant, soit moins que la Lituanie (2,47%), l’Estonie (3,71%) ou Gibraltar (2,47%).


 

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